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  • Pivoter vers l'Économie Perma-Circulaire : Redesigner votre création de valeur

    Auteur : Charles Judes, septembre 2026 Faisons un constat lucide : vous pouvez installer des panneaux solaires sur le toit de vos entrepôts et diviser par deux le grammage de vos emballages, si votre entreprise ne survit financièrement qu'en vendant chaque année 10 % de produits physiques supplémentaires, vous participez activement à l'effondrement de la biosphère. Le problème ne vient pas seulement de ce que vous produisez, mais de la manière dont vous le monétisez. L'anomalie de la propriété exclusive Le capitalisme linéaire s'est bâti sur un dogme que nous ne questionnons même plus : la vente de la propriété. Dans ce schéma, l'entreprise transfère la propriété de l'objet au client. À la seconde où la transaction est actée, la boucle financière est bouclée. Que se passe-t-il ensuite ? Une mécanique toxique se met en place. Pour générer de la croissance, l'entreprise a un besoin vital que l'objet vendu soit rapidement remplacé. L'obsolescence (programmée, technique ou psychologique) n'est pas un accident de parcours : elle est le code source même de la rentabilité classique. Ce modèle exige une ponction infinie sur le Capital Vivant (les matières premières) et génère une montagne de déchets, défiant ouvertement les lois de la physique dans un monde fini. Photographiés dans 4 ans de déchets. Crédit photo Antoine Repessé La bascule systémique : Fonctionnalité et Économie Bleue Pour briser cette boucle de destruction, il faut changer la nature mathématique de la valeur. Le chercheur Christophe Sempels a magistralement déconstruit cette mécanique à travers l'économie de la fonctionnalité et de la coopération. Son postulat : le client ne veut pas posséder un objet ; il veut bénéficier des effets utiles de cet objet. Personne ne veut posséder une chaudière : on veut la garantie d'avoir 20 °C dans son salon. En passant de la vente du bien à la vente de l'usage ou de la performance, l'intérêt financier de l'entreprise s'inverse spectaculairement. Si vous restez propriétaire de votre équipement et que vous facturez son utilisation, votre obsession n'est plus qu'il se casse pour en vendre un autre, mais qu'il dure le plus longtemps possible, avec un minimum de maintenance. Source : https://librairie.ademe.fr/economie-circulaire-et-dechets/6225-economie-de-la-fonctionnalite-et-de-la-cooperation.html Testons nos connaissances avec un jeu, imaginez seulement que vous venez d'intégrer la gouvernance d'une entreprise de machines à café ... Pour que ces modèles atteignent le stade de la régénération, il doivent fusionner avec l'intelligence de la nature, c'est la plupart du temps une histoire de perception. Et c'est l'essence de l'Économie Bleue portée par Gunter Pauli et de l'économie perma-circulaire théorisée par Christian Arnsperger. Dans une forêt, la notion de « déchet » n'existe pas : la feuille morte du chêne est le nutriment direct du mycélium. Nos modèles d'affaires doivent mimer ces symbioses : les extrants inévitables (chaleur fatale, rebuts organiques) doivent devenir les ressources d'une autre entité locale. Le Filtre Permacomptable : La Primauté du Vivant Attention au mirage de la « circularité » technophile. Recycler à l'infini du plastique toxique grâce à des processus hyper-énergivores n'a rien de régénératif. C'est ici qu'intervient la grille d'analyse de la Permacomptabilité™ développée via myDPC. La circularité n'est qu'un outil ; la finalité absolue doit rester la primauté du vivant. Le nouveau modèle d'affaires ne se valide pas uniquement s'il boucle ses flux de matières, mais s'il prouve que sa mécanique enrichit le sol, purifie l'eau et restaure la biodiversité de son territoire d'ancrage. Concrètement, la grille R10 pose trois questions à votre chaîne de valeur : Extractif, neutre ou régénératif ? Chaque flux consomme-t-il plus de capitaux qu'il n'en crée (extractif), maintient-il l'existant (neutre), ou régénère-t-il les systèmes dont il dépend (régénératif) ? Un « beau » produit fabriqué par une chaîne extractive reste un modèle extractif. Quels sont vos 3 axes d'optimisation systémique ? Identifier au moins 3 points du modèle où un flux gaspillé (chaleur, données, compétences, confiance, savoir-faire) devient la ressource d'un autre processus — dedans ou dehors. Où est la circularité ? Chaque déchet d'un processus doit devenir la ressource d'un autre. Si un seul flux sort sans être réintégré, le modèle n'est pas perma-circulaire — il est simplement rallongé. Le Protocole de Design Actif Perma-Circulaire : Redesigner votre moteur de revenus Pivoter vers un tel modèle demande une ingénierie d'affaires radicale. Voici comment amorcer le changement de paradigme : 1. Isoler l'utilité immatérielle (Dé-sanctuariser l'objet) Réunissez vos équipes de conception et posez une question vertigineuse : « Si nous n'avions plus le droit de vendre notre produit physique demain, quel service vendrions-nous à la place pour répondre au même besoin ? ». Cette bascule déplace instantanément la création de valeur de l'extraction matérielle vers le Capital Intellectuel et Social. 2. Le Crash-Test des Limites (La règle du « x100 ») Soumettez votre business model actuel à un test de stress écologique. Si votre entreprise multipliait ses ventes par 100 demain, l'écosystème planétaire s'en trouverait-il soulagé ou dévasté ? Si la réponse est « dévasté », votre modèle est structurellement obsolète. Il faut concevoir un flux de revenus qui s'affranchit de l'extraction volumique. 3. Tisser la symbiose territoriale Arrêtez de concevoir votre entreprise comme un château fort. Cartographiez les flux de matières et d'énergie de votre bassin d'activité. Identifiez les acteurs locaux avec qui vous pouvez créer des symbioses de ressources. Le business model perma-circulaire est un sport d'équipe à l'échelle de la biorégion. Une fois le design posé, reste le pilotage : c'est la mécanique du cycle permacomptable en 6 temps — collecter les flux, fiabiliser les données, analyser les impacts sur les 8 capitaux, cadrer les indicateurs de régénération, définir la stratégie, rétroagir en boucle courte. Le pivot se pilote, il ne se décrète pas. Ne vous contentez plus de compenser vos impacts. Changez l'équation. Entrainons-nous une dernière fois : Alors, prêt à déconstruire et réinventer votre modèle économique ? Le pivot vers l'usage et la circularité absolue est le levier le plus puissant pour sécuriser la résilience de votre organisation face aux chocs à venir. Le prochain grand thème : La semaine prochaine, nous frapperons au cœur de la machine avec l'article "Les Angles Morts du Bilan Classique : La Dette Écologique et le Modèle CARE". Abonnez-vous à notre newsletter pour comprendre comment traduire ce pivot dans la grammaire financière stricte. Passez à l'action : Vous ressentez l'urgence systémique de sortir du modèle volumique ? Contactez-nous pour entamer un diagnostic de votre création de valeur avec l'expertise myDPC.

  • [Portrait de Signataire] Éric Seulliet : Le prospectiviste qui veut fabriquer le futur — pas seulement le prédire

    Depuis plus de 20 ans, La Fabrique du Futur (https://www.lafabriquedufutur.global/) explore les futurs désirables. Son président cofondateur, Éric Seulliet, a compris avant l'heure que l'innovation technologique et l'écologie se parlaient en deux langues étrangères — et il a bâti une institution pour les faire dialoguer. Aujourd'hui signataire de l'Appel de la Permacomptabilité, il franchit une nouvelle étape : ancrer la prospective dans des indicateurs de régénération mesurables. Parce que prévoir un futur c'est bien — mais encore faut-il pouvoir le piloter. Le point de bascule : La rencontre entre deux mondes qui s'ignorent Diplômé de HEC Paris, Éric Seulliet a passé une bonne partie de sa carrière à observer les mutations technologiques — Internet, la 3D, les objets connectés, la blockchain — et à les explorer avec un regard à la fois exigeant et curieux. Mais très vite, le constat s'impose : les passionnés d'innovation technologique ignorent souvent tout du développement durable, tandis que les défenseurs de l'écologie se méfient de la technologie. Les deux mondes rarement se rencontrent. Or, dit-il, « il n'y a aucune raison d'avoir ce fossé entre innovation technologique et innovation sociale ». C'est ce fossé que La Fabrique du Futur, créée en 2006, va s'employer à combler. Le pari d'Éric : fabriquer le futur ensemble plutôt que le laisser advenir. Dès 2008, l'association est labellisée Living Lab par le réseau européen ENoLL — une des reconnaissances les plus anciennes en France. La Fabrique co-fonde France Living Labs, puis le réseau des Living Labs francophones (France, Belgique, Suisse, Canada). L'intelligence collective n'est pas un slogan : c'est une méthodologie. Déconstruire le dogme : La prospective qui produit des scénarios sans indicateurs reste une littérature Le paradoxe du monde des think tanks, Éric l'a identifié avec une précision chirurgicale : la prospective produit des scénarios, rarement des indicateurs. On dessine des futurs, on éclaire des bifurcations, on publie des rapports brillants — et puis les boucles de rétroaction s'arrêtent au rapport de synthèse. Les intentions restent qualitatives. Rien n'est réellement pesé dans les arbitrages. Dans un monde VUCA — volatile, incertain, complexe, ambigu — la prévision devient impossible. Éric l'explique sans détour : « Ce qu'on appelle VUCA rend très difficile la construction de scénarios ». La réponse n'est pas de prévoir mieux, mais de créer le futur en collaborant. Et pour collaborer, il faut une confiance. Et pour qu'il y ait confiance, il faut pouvoir mesurer — des signaux faibles transformés en variables observables, des indicateurs de régénération partagés par tout un écosystème. C'est exactement la proposition de la permacomptabilité : adosser la prospective à des indicateurs mesurables, faire dialoguer les scénarios du futur avec les 8 capitaux du présent. Éric vient de faire un pas décisif en ce sens en signant l'Appel de la permacomptabilité — rejoignant ainsi des signataires dont certains travaillaient déjà aux côtés de la Fabrique. Fabriquer les futurs : Une méthode éprouvée, une institution vivante La Fabrique du Futur, c'est un « think network » — un think tank en réseau — qui fédère une cinquantaine d'associés aux profils pluridisciplinaires : prospectivistes, scientifiques, architectes, ingénieurs, entrepreneurs. C'est aussi une aventure éditoriale : la saga « Fabriquer le futur », lancée avec Pierre Musso et Laurent Ponthou, l'un des premiers grands récits d'exploration collective des méthodes d'innovation responsable. Livre Fabriquer le futur Sur le terrain, l'institution est reconnue par les institutions (États Généraux de l'Industrie, France 2025, Territoires 2030 de la DATAR, chaires académiques) et par les réseaux européens (ENoLL, IntraVerse Awards, Alliance of Manufacturers of the Future). Mais la vision reste constante : les technologies de rupture — IA, blockchain, mondes immersifs — ne valent que si elles participent à un impact positif pour la société. 💡 La permacomptabilité comme boussole des futurs : la proposition pour la Fabrique C'est ici que la signature de l'Appel prend tout son sens. Il ne s'agit pas d'un geste symbolique : Charles Judes, administrateur de La Fabrique du Futur et concepteur du modèle R10, a formulé une proposition concrète — un cycle prospectif permacomptable en 6 temps, pouvant s'appuyer sur le cycle des Living Labs : Collecte : transformer les signaux faibles en données observables Fiabilisation : consolider les sources, garantir la souveraineté des données Analyse : croiser les scénarios prospectifs avec les 8 capitaux Cadrage : sélectionner les indicateurs de régénération communs à l'écosystème Stratégie : aligner les plans d'action des membres sur ces indicateurs Rétroaction : boucles trimestrielles pour ajuster les scénarios aux mesures Le résultat serait une première mondiale : un écosystème prospectif qui pilote ses futurs avec des indicateurs de régénération mesurables, où la Fabrique devient le cas de référence de la « prospective permacomptable ». 📊 La Matrice R10 Express d'Éric Seulliet 🧠 Capital Intellectuel (La méthode) : 20 ans de prospective opérationnelle, co-création, méthodes Living Labs, exploration des deeptechs (IA, blockchain, mondes immersifs). La co-création comme méthodologie, pas comme slogan. 🤝 Capital Social (Le maillage) : Une cinquantaine d'associés pluridisciplinaires, un réseau européen de Living Labs, des partenariats académiques (HEC, chaires de recherche). L'intelligence collective institutionnalisée. 🌐 Capital Culturel (L'héritage) : Co-fondation de France Living Labs et du réseau des Living Labs francophones. Aventure éditoriale « Fabriquer le futur ». Un corpus de récits et de méthodes qui traverse les générations. ✨ Capital Expérientiel (La preuve) : Labellisé Living Lab ENoLL depuis 2008, consultations pour les États Généraux de l'Industrie, France 2025, Territoires 2030. Des décennies d'expérimentations concrètes, pas de théorie de salon. 🧭 Capital Spirituel (La boussole) : La conviction radicale que « le meilleur moyen de créer le futur, c'est de le créer en collaboration ». La confiance comme infrastructure de travail. Le refus de la prospective de salon au profit de la co-création. 💰 Capital Financier (Le levier) : Le financement de l'innovation responsable, l'économie des communs, la blockchain comme outil de répartition équitable de la valeur. L'argent au service d'un impact, pas d'une extraction. 🌱 Capital Naturel (Le socle) : Le dialogue permanent entre technologie et écologie — les deux mondes qu'Éric a passé sa vie à réconcilier. La régénération comme horizon des futurs désirables. 🤝 Capital Humain (La ressource) : Un réseau de prescripteurs hautement qualifiés — prospectivistes, scientifiques, entrepreneurs, académiques — qui font de la Fabrique un canal de transformation unique en France. ✍️ Rejoignez le mouvement : Signez l'Appel de la Permacomptabilité ! L'engagement d'Éric Seulliet prouve que la prospective la plus visionnaire reste un exercice de bibliothèque si elle ne s'adosse pas à des indicateurs qui pilotent le réel. La permacomptabilité est précisément ce chaînon manquant : la mesure qui permet aux scénarios de devenir des décisions, et aux futurs désirables de devenir des trajectoires. Il est temps de changer de boussole et de valoriser l'intelligence collective, la résilience et le vivant. En signant l'Appel de la Permacomptabilité, vous soutenez officiellement le passage vers une économie qui compte vraiment ce qui a de la valeur. 👉 [Cliquez ici pour signer l'Appel et transformer notre vision de la richesse]

  • La Permacomptabilité Régénérative : Une Révolution Nécessaire

    Pendant des décennies, le monde des affaires a fonctionné sur une illusion dangereuse. La croyance que limiter les dégâts équivalait à faire le bien a donné naissance à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Même les approches pionnières, comme le Triple Bottom Line (Triple résultat) théorisé par John Elkington, ont souvent été détournées. Elles se sont contentées de réduire les externalités négatives tout en préservant la mécanique fondamentale du capitalisme extractif. Aujourd'hui, le verdict est sans appel. La RSE classique est structurellement insuffisante face aux effondrements en cours. Être "moins pire" ne fait que ralentir la destruction ; cela ne l'inverse pas. Nous devons renouer avec le concept d'encastrement social et écologique de l'économie, mis en lumière par Karl Polanyi. L'économie n'est pas hors-sol ; elle est une sous-partie de la biosphère. Nous devons basculer vers un modèle fondamentalement régénératif. Ce saut exige de recâbler notre matrice de création de valeur. L'Illusion de la Myopie Financière et le Besoin de Complexité Les systèmes comptables traditionnels sont borgnes. Ils mesurent le succès uniquement par le prisme de l'accumulation monétaire. Cela nous pousse inévitablement à cannibaliser le vivant pour gonfler les bilans. Pour comprendre cette faille, il faut convoquer la pensée complexe d'Edgar Morin et la modélisation des limites planétaires de Donella Meadows. Penser que l'on peut résoudre une crise systémique avec des outils de gestion linéaires est une erreur cybernétique fatale. La RSE tente de greffer des normes éthiques sur une boussole financière intrinsèquement biaisée. Nous optimisons un système malade au lieu d'en changer les finalités. Comme le démontrent brillamment Jacques Richard et Alexandre Rambaud avec la création du modèle comptable CARE, la nature et l'être humain ne sont pas des ressources gratuites à exploiter. Elles sont des passifs dont il faut garantir le maintien inconditionnel. La véritable rentabilité ne peut apparaître qu'une fois cette dette écologique remboursée. Le Saut Régénératif : S'inspirer du Vivant Pour concevoir ce monde d'après, il nous est demandé par les peuples racines d'observer le maître absolu de la durabilité : le monde vivant. Dans la nature, le concept de déchet n'existe pas. C'est l'essence même de l'Économie symbiotique, conceptualisée par Isabelle Delannoy, ou du biomimétisme, structuré par Janine Benyus. Chaque extrant devient un intrant vital pour un autre processus, dans un cycle perpétuel d'aggradation. L'objectif d'une organisation ne peut plus être l'accumulation sans fin de capital financier. Il doit devenir la régénération active de l'écosystème qui l'abrite. La Permacomptabilité™ : Le Design Multi-Capitaux en Action C'est pour répondre à cet impératif absolu que j'ai développé la Permacomptabilité™, de laquelle découle le cadre de régénération R10. Si nos systèmes comptables dictent nos comportements organisationnels, alors changer le monde exige de changer notre grammaire de la richesse. En associant le modèle myDPC aux 8 Formes de Capital, cocréé par Ethan Roland et Gregory Landua, ainsi qu'à diverses approches universelles comme les 8shields de Jon Young, nous intégrons à travers myDPC une boussole à 360 degrés. La véritable richesse d'une organisation réside dans la synergie de multiples flux : Le Capital Financier et Matériel : Les infrastructures et la monnaie, nécessaires mais reléguées au rang de moyens et non de fins. Le Capital Vivant : La santé des sols, de l'eau et de la biodiversité que nos chaînes de valeur impactent. Le Capital Social et Culturel : La résilience de nos communautés, la force de nos récits communs et l'entraide. Le Capital Intellectuel, Expérientiel et Spirituel : Le savoir incarné par nos équipes et l'alignement avec une raison d'être profonde. Le cadre R10 de myDPC DESiGN permet aux dirigeants, aux écolieux et aux territoires de cartographier ces flux et de créer des boucles de rétroaction positives. Lorsqu'une organisation intègre ce design, elle arrête de se demander "Comment polluer moins ?" pour se demander "Comment notre cœur de métier peut-il générer plus de sol, plus de cohésion sociale et plus d'abondance partagée ?". La Voie à Suivre : Signer le Manifeste La transition de la RSE vers la Permacomptabilité n'est pas une simple mise à jour de nos normes de reporting ; c'est une révolution épistémologique. Les outils, les métriques et les cadres théoriques existent. La prochaine étape requiert simplement le courage de les mettre en œuvre. Vous pouvez tout d'abord commencer par signer le manifeste de la permacomptabilité ici : Ce manifeste n'est qu'une première étape. Tout au long des semaines à venir sur le blog myDPC, nous allons déconstruire, explorer et concevoir ensemble les outils concrets de cette nouvelle économie. Rejoignez la dynamique : Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir nos analyses, tutoriels et fiches de design actif directement dans votre boîte mail. Passez à l'action : Vous souhaitez réaliser un premier diagnostic systémique de votre organisation à travers la matrice des 8 capitaux ? Contactez-nous pour entamer le déploiement du cadre Permacomptabilité en Action et faire pivoter votre structure. Bienvenue dans l'ère du design régénératif ! Prêt à faire le saut systémique ?

  • [Portrait de Signataire] Jean-Luc Bessonnet : L'expert-comptable qui réinvente la valeur au-delà du bilan financier

    Si la transition écologique et sociale a besoin de visionnaires, elle a tout autant besoin d'experts capables de traduire cette vision dans le réel. En tant qu'expert-comptable, dirigeant associé du cabinet familial AGDE et signataire de l'appel pour la permacomptabilité, Jean-Luc Bessonnet incarne cette bascule de l'intérieur du système : déconstruire le monopole du capital financier pour remettre la comptabilité au service du vivant. Le point de bascule : L'irruption de la philosophie dans le management Pour un professionnel des chiffres, le constat des limites du système actuel se heurte souvent à la rigidité des tableaux de bord. Le point de rupture pour Jean-Luc s'articule autour d'une évidence : l'expertise comptable ne peut plus se résumer à une simple addition de données déconnectée de la réalité du terrain. En tant qu'entrepreneur, philosophe et écrivain installé au Passage d'Agen, il a très vite compris que la rentabilité sur le papier cachait trop souvent de lourds déficits sur les plans sociaux ou écologiques. Son déclic s'incarne dans une volonté tenace de réconcilier les chiffres et l'humain, d'introduire la réflexion philosophique et l'éthique directement dans le management et l'approche comptable. Déconstruire le dogme : La comptabilité comme outil de régénération Plutôt que de fuir son métier, Jean-Luc a décidé de le transformer de l'intérieur. Son ambition est claire : donner une toute nouvelle image de la profession. L'expert-comptable de demain n'est plus un simple producteur de liasses fiscales, mais un véritable architecte de la valeur globale. Il démontre aux dirigeants que le tableau de bord d'une organisation résiliente doit impérativement intégrer la santé des écosystèmes et l'épanouissement des collaborateurs. Fortement impliqué en tant qu'expert RSE dans des projets d'économie régénérative comme l’écosystème Tera entre autres (https://www.tera.coop/), il utilise la rigueur de son métier pour sécuriser et déployer des modèles économiques à impact positif. Accompagner la transition des organisations Sur le terrain, l'engagement de Jean-Luc se traduit par une posture de partenariat humain et durable. Il intervient régulièrement auprès des étudiants (notamment en DSCG) pour bousculer les futurs professionnels du chiffre, participe à des groupes de réflexion sur l'avenir du métier et accompagne les chefs d'entreprise avec une approche basée sur la proximité, la bienveillance et le partage de connaissances. Il prouve au quotidien que la rigueur de l'expertise comptable, couplée à la vision holistique du modèle R10, est l'un des leviers les plus puissants pour transformer durablement l'économie de nos territoires. 📊 La Matrice R10 Express de Jean-Luc Bessonnet 💡 Capital Intellectuel (La méthode) : Déconstruction des normes comptables classiques, vulgarisation de l'économie régénérative et injection de concepts philosophiques dans l'ingénierie financière. 🤝 Capital Social (Le maillage) : Rôle de tiers de confiance, structuration d'un cabinet familial ancré localement, et accompagnement bienveillant des dirigeants et des jeunes générations. 🧭 Capital Spirituel (La boussole) : Réalignement profond de la profession d'expert-comptable avec une éthique humaniste, où la quête de sens (le "pourquoi") oriente les processus de gestion. 💰 Capital Financier (Le levier) : Repositionnement de la trésorerie et de l'argent à leur juste place : non plus comme la seule finalité de l'entreprise, mais comme une énergie d'échange au service du projet global. ✍️ Rejoignez le mouvement : Signez l'Appel de la Permacomptabilité ! L'engagement de Jean-Luc Bessonnet prouve que la révolution régénérative se joue aussi dans nos modèles de gestion. Que vous soyez expert-comptable, dirigeant, entrepreneur ou citoyen, vous avez le pouvoir d'exiger un changement de norme. Il est temps de changer de boussole et de valoriser l'intelligence collective, la résilience et le vivant. En signant l'Appel de la Permacomptabilité, vous soutenez officiellement le passage vers une économie qui compte vraiment ce qui a de la valeur. 👉 Cliquez sur le bouton pour signer l'Appel et transformer notre vision de la richesse

  • Sortir de l'Aveuglement Stratégique : Les 8 Capitaux en Conseil d'Administration

    Auteur : Charles Judes, septembre 2026 Fermez les portes de la salle du conseil. Observez les données projetées sur l'écran. Que mesurent-elles réellement ? De l'EBITDA, des flux de trésorerie, un taux de rendement interne, des parts de marché. Le conseil d'administration est le cerveau cybernétique de l'organisation : c'est lui qui capte les signaux de l'environnement pour allouer les ressources et dicter la stratégie. Mais que se passe-t-il lorsque ce cerveau est placé dans une chambre de privation sensorielle ? Lorsqu'il devient structurellement incapable de ressentir la destruction des sols qui le nourrissent ou l'épuisement des femmes et des hommes qui le font tourner ? La réponse est simple : il hallucine une réussite financière pendant que le corps de l'organisation, lui, se meurt. L'architecture de l'extraction Ce huis clos cognitif n'est pas un accident, c'est une conception délibérée. Dans ses travaux sur l'Ownership Design (le design de la propriété), l'essayiste Marjorie Kelly démontre que notre architecture de gouvernance classique a été mathématiquement programmée pour l'extraction. Son unique boussole est la maximisation du profit pour un groupe restreint, ce qui l'oblige à invisibiliser la destruction des autres sphères (le climat, le lien social, la santé). Ajouter un comité RSE ou rédiger un rapport extra-financier ne change rien à ce code source. Tant que la décision finale est arbitrée par le seul prisme monétaire, l'organisation reste un prédateur pour son écosystème. Pour opérer une véritable métamorphose, il faut faire exploser le huis clos. Il faut changer la définition même de la richesse. L'Épiphanie des 8 Capitaux et la Primauté du Vivant L'économie est une sous-partie de la biosphère, pas l'inverse. Pour que la gouvernance intègre cette réalité, la Permacomptabilité s’aligne avec le modèle révolutionnaire de designers en permaculture Ethan Roland et Gregory Landua : la matrice des 8 Formes de Capital. La Permacomptabilité démontre en pratique qu’une organisation saine ne se maintient pas en vie avec de simples flux monétaires. Elle prospère grâce à un maillage complexe intégrant les dimensions : Financier, Matériel, Vivant, Social, Intellectuel, Culturel, Expérientiel et Spirituel. Mais au sein de cette matrice, une hiérarchie absolue s'impose : la primauté du Capital Vivant. La santé des écosystèmes (sols, eau, biodiversité, climat) est la condition fondamentale préalable à l'existence de tous les autres capitaux. Sans vivant, il n'y a ni société pour échanger, ni culture pour se lier, ni finance pour compter. Redesigner le pouvoir : La méthode myDPC L'enjeu n'est pas de supprimer le directeur financier, mais de briser son monopole sur la définition de la valeur. À travers l'approche de la Permacomptabilité développée en CREATIVE COMMON CC BY SA 4.0 par myDPC, voici comment recâbler concrètement la prise de décision au sein de votre comité de direction : 1. Instaurer le "Veto du Vivant" La validation d'un investissement stratégique ne doit plus être une simple évaluation de risque financier. C'est un engagement systémique. Instaurez une règle d'or : tout projet qui démontre une rentabilité financière en détruisant sciemment du Capital Vivant ou Social doit être frappé d'un veto immédiat. Il retourne en phase de design pour être repensé selon les principes du biomimétisme et de l'économie circulaire. 2. Nommer les Gardiens des Richesses Immatérielles La complexité ne peut être gérée par une seule vision comptable. Dans l'esprit des modèles de gouvernance partagée, attribuez formellement la responsabilité des capitaux invisibles à des membres du conseil. Si un administrateur défend les intérêts des actionnaires, un autre doit avoir le mandat explicite de défendre l'intégrité du bassin versant local, du savoir-faire artisanal (capital expérientiel) ou de la raison d'être profonde de l'organisation (capital spirituel). 3. Basculer vers la Matérialité Permacomptable Exigez que le traditionnel tableau de bord financier soit remplacé par une cartographie des 4 matérialités permacomptables (économique, écologique, sociale et culturelle). Les administrateurs doivent pouvoir visualiser en temps réel si l'organisation est en train de vampiriser son environnement ou si elle contribue activement à la métamorphose de son territoire. Gouverner, ce n'est plus optimiser une ligne de profit isolée. C'est concevoir l'équilibre dynamique d'un système vivant. Prêt à transformer le regard de votre comité de direction ? Intégrer les 8 capitaux au sommet de la gouvernance est le premier pas vers une résilience véritable. Le prochain grand thème : La semaine prochaine, nous aborderons la traduction opérationnelle de cette stratégie dans l'article "Pivoter vers l'Économie Perma-Circulaire". Abonnez-vous à notre site pour comprendre comment redesigner l'intégralité de votre business model. Passez à l'action : Vous souhaitez structurer votre gouvernance et vos métriques autour du modèle multi-capitaux ? Contactez-nous pour entamer l'accompagnement de votre conseil d'administration avec la méthodologie myDPC. contact@designpermacomptable.com

  • [Portrait de Signataire] Fanny Walter : Du chronomètre au "Flow-Score", l'éveil des richesses immatérielles

    Autrefois prisonnière du mythe de la croissance infinie et des tableaux de bord classiques, Fanny Walter arpente aujourd'hui un tout autre chemin. Devenue conférencière, accompagnatrice et "Flow booster", cette signataire de l'appel pour la permacomptabilité œuvre pour remplacer nos boussoles obsolètes par des indicateurs ancrés dans le vivant : le Bonheur National Brut (BNB) et le Flow-Score. Le point de bascule : L'effondrement de l'hyper-performance Il fut un temps où Fanny mesurait la réussite à l'aune du seul chiffre d'affaires et de la productivité pure. Ingénieure commerciale, elle vivait sous le dictat du chronomètre, optimisant chaque instant jusqu'à calculer les 7 minutes et 30 secondes exactes pour aller s'acheter un pantalon pendant que l'eau des pâtes chauffait. Confinée dans l'injonction d'être la "meilleure" partout, elle a fini par se heurter de plein fouet au mur de la lassitude et de l'ennui. Le véritable déclic s'est opéré lors d'une immersion de cinq ans en Inde. En observant une société capable de générer une joie et un enthousiasme profonds malgré un dénuement matériel apparent, elle a compris que le véritable moteur humain se situait ailleurs. Il fallait urgemment changer d'indicateur. Le Flow-Score : Quantifier l'immatériel et l'alignement Face à la pauvreté du Produit Intérieur Brut (PIB) pour évaluer la santé d'un système, Fanny a exploré le BNB (Bonheur National Brut) bhoutanais, avant de forger son propre outil : le Flow-Score. C'est un indicateur de fluidité, mesurant notre capacité à être pleinement alignés, concentrés et dans le "courant de la vie", que ce soit à l'échelle individuelle ou collective. Dans l'approche permacomptable, cette vision est fondamentale. Fanny réhabilite l'argent non plus comme une finalité, mais comme une simple énergie qui rend visible le subtil. En accompagnant des startups, des managers ou même des territoires (comme son implication dans le projet BNB de la commune de Mérindol), elle démontre qu'une gouvernance guidée par le bien-être et le sens génère naturellement de la résilience et des opportunités. Le rêve qu'elle nourrit est que la gouvernance même de la France puisse un jour être pilotée par ce type d'indicateur. L'intuition comme technologie de gouvernance Pour disrupter la gestion traditionnelle, Fanny ne s'arrête pas aux concepts. Elle utilise des outils somatiques et énergétiques — le yoga, l'intuition, le contact avec la nature — pour faire disjoncter le mental hyper-rationnel (notre fameux cerveau gauche) et libérer l'intelligence émotionnelle et l'amour. En rééquilibrant ces forces, elle aide les organisations à sortir des plans d'actions rigides pour embrasser une gouvernance partagée, agile, capable de transformer les imprévus en synchronicités créatives. Conférence de Fanny Walter au TEDxUSMBAnnecy Son linkedIn : https://www.linkedin.com/in/fannywalter/ 📊 La Matrice R10 Express de Fanny Walter 🧭 Capital Spirituel (La boussole) : Déconstruction de la performance financière classique pour réorienter les organisations vers une quête de sens profond, incarnée par la philosophie du Bonheur National Brut (BNB). 💡 Capital Intellectuel (La méthode) : Création et modélisation d'un nouvel indicateur, le "Flow-Score", permettant de conceptualiser et d'évaluer concrètement le niveau d'alignement d'un écosystème humain. 🤝 Capital Social (Le maillage) : Accompagnement vers un leadership responsable et une gouvernance partagée, restaurant des liens de confiance et une véritable fluidité de coopération au sein des collectifs et des territoires. 🧘‍♀️ Capital Expérientiel (L'incarnation) : Réhabilitation du corps et de l'intuition dans l'espace de travail (yoga, pratiques somatiques) pour libérer les individus de la surchauffe mentale et leur faire vivre directement l'état de "flow". ✍️ Rejoignez le mouvement : Signez l'Appel de la Permacomptabilité ! Le parcours de Fanny vous inspire ? Vous ressentez, vous aussi, les limites d'un système focalisé uniquement sur la performance financière ? Il est temps de changer de boussole et de valoriser ce qui compte vraiment : l'humain, le vivant et nos liens sociaux. Que vous soyez dirigeant, expert-comptable, entrepreneur ou citoyen engagé, votre voix a le pouvoir de faire basculer la norme. Rejoignez les pionniers de la résilience. En signant l'Appel de la Permacomptabilité, vous soutenez officiellement le passage vers une économie régénérative et l'intégration du modèle multicapitaux (R10) dans nos organisations. 👉 Cliquez sur le bouton ci-après pour signer l'Appel et transformer notre vision de la richesse Ensemble, cultivons de nouveaux indicateurs pour remettre l'économie au service du vivant !

  • [Portrait de Signataire] Évrard Guei : Quand le capital social court-circuite l'illusion du tout-recyclage

    C’est à Yopougon, en Côte d'Ivoire, que l’engagement d’Évrard Guei prend racine. Militant écologiste, président de l'association La Terre ne trahit jamais et signataire de l'appel pour la permacomptabilité, Évrard incarne une vision de l'écologie de terrain où la régénération des écosystèmes commence par celle des consciences. Le point de bascule : "La terre ne trahit jamais" L'étincelle n'est pas venue d'un amphithéâtre, mais d'une plantation de cacao à Abongoua. Lors d'une étude de marché, Évrard rencontre un jeune planteur, orphelin, qui a su faire fructifier l'héritage foncier de ses parents avec un soin méticuleux. Ses mots résonnent encore : « Grand frère, la terre ne trahit jamais ». Cette phrase devient une boussole. Elle donne son nom à l'association qu'Évrard fonde il y a trois ans et pose les bases d'une conviction profonde : nous devons chérir la terre pour ne pas en subir les colères. Déconstruire le mirage technologique : L'expérience avant la machine Dans le domaine de la gestion des déchets, Évrard pose un regard lucide qui fait écho aux limites des modèles comptables traditionnels : on ne peut pas tout miser sur la solution technique (le recyclage) en ignorant le comportemental (l'éducation). Pour lui, le terme "recyclage" est souvent utilisé comme un mot rassurant, voire du greenwashing, qui dédouane le citoyen et les industriels de leur responsabilité à la source. Si à la base on ne sait pas trier nos déchets, on ne peut pas parler de recyclage souligne-t-il. Au lieu d'importer des solutions hors-sol, il a notamment mobilisé son capital intellectuel pour co-adapter la "Fresque du plastique" afin qu'elle reflète les réalités de la gestion des déchets en Afrique, créant ainsi la « Fresque près de chez toi ». Générer du capital social à partir de zéro L'une des leçons les plus permacomptables du parcours d'Évrard est sa capacité à activer des ressources non financières. Lors de sa toute première action de mobilisation réunissant une trentaine de personnes, son budget financier était de... 7 000 francs CFA (environ 10 euros). Comment louer une salle, défrayer des panélistes et nourrir les participants ? En activant un immense capital social et relationnel. En osant pousser la porte de la mairie, En sollicitant un député de sa région, En s'appuyant sur la solidarité de son réseau. L'action a primé sur le budget, prouvant que la richesse d'un projet régénératif réside d'abord dans les flux d'entraide et de coopération. Aujourd'hui, les "dividendes" de son association ne se comptent pas en numéraire, mais en transformation vécue : des dizaines de jeunes formés qui créent aujourd'hui leurs propres ONG ou deviennent responsables RSE dans leurs entreprises. En parallèle, l'association innove en formant des jeunes à l'impression 3D pour transformer, localement, les bouteilles plastiques en filaments utiles au quotidien. 📊 La Matrice R10 Express d'Évrard Guei 🌱 Capital Vivant (La source) : Préservation concrète des écosystèmes locaux, des littoraux (plages de Port-Bouët) et des sols via la promotion de la réduction à la source. 💡 Capital Intellectuel (La méthode) : Adaptation conceptuelle d'outils pédagogiques mondiaux aux réalités ivoiriennes (la "Fresque près de chez toi") et transmission de compétences techniques de revalorisation (impression 3D). 🤝 Capital Social (Le maillage) : Capacité à fédérer sans moyens initiaux, structuration d'un réseau de jeunes leaders écologistes, et connexion à l'alliance internationale des récupérateurs. 🧗 Capital Expérientiel (L'incarnation) : Action de terrain auprès des écoles pour faire vivre le tri sélectif aux enfants dès le plus jeune âge, ancrant le changement dans la pratique quotidienne et le vécu. ✍️ Rejoignez le mouvement : Signez l'Appel de la Permacomptabilité ! Le parcours d'Évrard vous inspire ? Vous ressentez, vous aussi, qu'un projet a besoin de bien plus que de capital financier pour prospérer ? Il est temps de changer de boussole et de valoriser l'intelligence collective, la résilience et le vivant. En signant l'Appel de la Permacomptabilité, vous soutenez officiellement le passage vers une économie régénérative et l'intégration de ce modèle sur le blog My DPC. 👉 Cliquez ici pour signer l'Appel et transformer notre vision de la richesse : Ensemble, cultivons de nouveaux indicateurs pour remettre l'économie au service du vivant !

  • Laudato Si’ à l’épreuve du réel : Les promesses de la permacomptabilité pour l’Église de demain

    Auteur : Charles Judes, août 2026 L’encyclique Laudato Si’ a posé, dès 2015 (pour la lire lien ici), un diagnostic d'une grande clairvoyance sur l'état de notre « maison commune ». En nous rappelant avec insistance que « tout est lié », le pape François a lancé un appel vibrant à une écologie intégrale, inséparablement environnementale, économique et sociale. Pourtant, des années plus tard, une question lancinante demeure : comment traduire cette conversion des cœurs en une transformation concrète de nos structures d'évaluation et de gouvernance ? L'Église, forte de son immense patrimoine foncier, spirituel et humain, détient un levier de transformation massif. Mais pour l'activer, elle doit accepter de renouveler sa propre ingénierie de gestion. C’est ici que la permacomptabilité se révèle non pas comme un simple outil technique, mais comme une véritable boussole prophétique. Le laboratoire vivant du Foyer de Charité Pour comprendre la portée de cette approche, il faut observer ce qui se passe sur le terrain. Lors d'un récent séminaire d'accompagnement sur les « Dynamiques Bioinspirées » mené au Foyer de Charité de Roquefort-Côte d'Azur, la puissance d'une approche multi-capitaux a pris tout son sens. Atelier autour de la carte de régénération 8 capitaux Au cœur de cette communauté, l'écologie humaine se vit au quotidien. Le projet pastoral de leur école s'est par exemple recentré sur le bien-être de l'enfant, l'éducation aux émotions et la capacité de chacun à faire fructifier ses talents pour les mettre au service des autres. En travaillant sur la vision de la communauté, un constat magnifique a émergé de leur intelligence collective : leur propre fragilité n'est pas un frein, mais une véritable source de fécondité. C'est en faisant alliance, en osant la synodalité – notamment à travers leur engagement dans Promesses d'Église – que la communauté se redessine comme un « village prophétique ». Face aux défis contemporains, les membres du Foyer ont touché du doigt une vérité libératrice, formulée avec justesse dans leur communication : « Les richesses ne sont pas que des espèces sonnantes et trébuchantes, mais sont en lien avec tous les domaines du vivant ! ». Extrait de la newsletter des Foyers de Charité Roquefort Côte d'Azur Sortir de l'obsession financière : l'urgence d'une nouvelle métrique C'est précisément sur ce point que l'Église est aujourd'hui interpellée. Peut-on prêcher l'écologie intégrale le dimanche et continuer à gérer les deniers du culte, les diocèses et les éco-lieux avec les mêmes outils comptables dégénératifs qui ont conduit à la crise actuelle ? La comptabilité classique, construite autour du seul capital financier, est aveugle aux dynamiques du Vivant. La permacomptabilité propose une réponse structurelle à cette injonction de Laudato Si’. Elle offre un cadre de création de richesse bioinspiré qui évalue et équilibre huit capitaux fondamentaux : Le Vivant (la terre, les écosystèmes, l'eau). Le Matériel (les infrastructures saines, le bâti). L'Intellectuel (la connaissance, l'innovation). Le Social (les liens, la confiance, la gouvernance). L'Expérientiel (le pouvoir d'agir, l'influence, la politique). Le Culturel (les traditions, la vision du monde). Le Monétaire (l'outil d'échange et d'investissement). Le Spirituel (la paix intérieure, l'alignement, le sens). En mesurant l'état de ces multiples richesses, un diocèse, une paroisse ou une congrégation peut enfin voir au-delà du simple bilan financier. Un bilan comptable déséquilibré n'est plus une fatalité si l'on prend conscience que le "capital spirituel" et le "capital vivant" d'un lieu sont en pleine expansion. Les bordures : ouvrir l'Église sur son territoire L'autre grande promesse de la permacomptabilité réside dans la notion permacole de « bordure ». Dans la nature, la lisière entre deux écosystèmes (comme la forêt et la prairie) est la zone la plus riche en biodiversité. Or, les institutions ecclésiales ont trop souvent fonctionné comme des systèmes fermés, séparés de leur bassin de vie. En appliquant le système de zonage aux organisations, la permacomptabilité invite l'Église à repenser ses relations avec ses parties prenantes externes (acteurs locaux, agriculteurs, associations, écoles). C'est dans ces zones d'échange informelles – basées sur le don, la réciprocité et la confiance – que se trouvent les gisements de créativité pour une transition réussie. Organiser des "Permablitz" locaux, mutualiser des terres agricoles, ouvrir les infrastructures, c'est activer ces bordures pour devenir un cœur battant et régénératif au centre d'un territoire. Une invitation à l'audace Le Vivant est inspiré par l’Esprit et offre des modèles d'une beauté et d'une résilience uniques. Il est temps pour l'Église de s'aventurer, avec les gardes-fous d'une matrice multi-capitaux, vers des modèles économiques symbiotiques. La permacomptabilité n'est pas qu'un outil de gestion ; c'est un acte de foi dans notre capacité à administrer la Création avec sagesse. C'est le moyen opérationnel de prouver que notre espérance peut s'incarner dans des structures économiques régénératives, rendant ainsi hommage à l'intelligence de l'œuvre divine. À nous, désormais, de tracer ce chemin. Vous êtes dirigeant d'un collectif ou d'une entreprise, prêtre d'une paroisse, pour aller plus loin, téléchargez notre Master guide :

  • Du chiffre à la sève : Récit d’une réconciliation avec le Vivant

    Auteur : Charles Judes, Juillet 2026 Depuis maintenant 20 années, j’évolue dans le monde des chiffres, de la gestion et de la comptabilité de gestion. Un univers d'équilibres financiers, de bilans, de colonnes d'actifs et de passifs. Mais au fil du temps, une évidence s'est imposée à moi : la comptabilité traditionnelle mesurait la valeur financière, mais elle restait aveugle à ce qui fait la vie même. Elle ignorait le soin apporté à la terre, la richesse des relations humaines, la santé des sols et la dignité des personnes. Face au constat de l'épuisement écologique et de la perte de sens moderne, j'ai voulu agir. J'ai cherché à concevoir des modèles pour régénérer le monde, concilier l'économie et le vivant. C'est ainsi qu'est née ma démarche autour de la Permacomptabilité : appliquer les principes de la permaculture et du génie du vivant à la gestion des organisations, pour mesurer et honorer l'ensemble de nos capitaux — vivants, matériels, intellectuels, culturels, spirituels, financiers, sociaux et expérientiels. Appliqué à mon propre lieu de vie, c'était une quête noble, vibrante... mais elle portait en elle une forme de lourdeur invisible. La tentation du bâtisseur et le poids du monde affluait progressivement vers mon foyer (plus de 1000 personnes accueillies par an au Jardin du Roc…K entre 2021 et 2023). Sans m'en rendre compte, je m'étais chargé d'une responsabilité écrasante, tous les besoins sociaux affluaient. La volonté qui m’était demandée était de "sauver" les humains et les modèles, trouver l'architecture parfaite, réinventer une façon d'habiter le monde. Je courais le risque du surmenage et du complexe du sauveur imposé : j’ai beaucoup réfléchi et remis en question ce salut de la création qui reposait entièrement sur mes frêles épaules d'artisan, faisant par ailleurs courir un risque existentiel à ma famille. Après avoir pris le temps d’un pas de côté en partant voyager à l’autre bout du monde pendant 1 an en 2023, il m'a fallu traverser un chemin d'unification intérieure pour comprendre une vérité plus profonde et plus simple : je ne suis pas le créateur de la vie, j'en suis seulement le gérant. Ce déclic a tout changé. En me délestant du besoin de tout porter, j'ai redécouvert la joie d'être un simple canal. Comme le paysan breton Yvon Nicolazic à Sainte-Anne-d'Auray, qui n'a fait que creuser son champ avec simplicité pour en déterrer une grâce enfouie depuis longtemps, j'ai compris que mon rôle n'était pas d'inventer la lumière, mais d'aider à la révéler là où elle se trouve. Une liturgie du quotidien : Le Bon, le Bien, le Beau Aujourd'hui, mon regard sur mon métier s'est métamorphosé. La Permacomptabilité n'est plus pour moi une idéologie ni une charge morale : c'est un outil d'intendance du vivant. C'est une manière très concrète de poser un acte de vérité et de gratitude sur ce qui nous est confié. Faire un inventaire juste, mesurer les flux avec rigueur, réparer ce que l'on détériore et prendre soin du plus petit, cela devient une forme de liturgie incarnée. Mon approche s'articule désormais autour d'une recherche d'harmonie simple : Le Bon : Prendre soin du sol, de la matière, des ressources concrètes de nos territoires. Le Bien : Honorer le lien humain, la justesse des relations et le partage équitable. Le Beau : Laisser émerger l'inspiration, l'écocréativité et le sens profond de nos actions. Créer dans la liberté et la grâce Cette réconciliation intérieure me permet aujourd'hui d'avancer avec un cœur léger. Mes activités, qu'il s'agisse du design permacomptable, de mes créations artistiques ou de mes engagements locaux en Bretagne ou ailleurs, ne sont plus guidées par la peur du manque ou le devoir de performance, mais par la pure joie de la contribution. Nous n'avons pas besoin de porter le poids du monde pour le transformer. Il nous suffit de poser des gestes ancrés, d'être de bons intendants des ressources qui nous sont données, et d'offrir nos talents au service du bien commun, dans la liberté, l'humilité et la gratitude. Le chantier est vaste, mais lorsque le geste est ajusté, le travail devient une fête.

  • Explorer la finance régénérative à l'ère du Web3 : finance durable et blockchain

    Dans le souffle nouveau du numérique, une révolution silencieuse s’installe. La finance régénérative, telle une rivière claire, irrigue les terres arides de notre économie. Elle promet un avenir où la richesse ne se mesure plus seulement en chiffres, mais en impact positif, en équilibre et en durabilité. Le Web3, quant à lui, déploie ses ailes numériques, offrant un terrain fertile pour cette transformation. Ensemble, ils dessinent les contours d’un monde où la technologie et l’éthique s’entrelacent. La finance durable et blockchain : un duo prometteur Imaginez un jardin secret où chaque plante est nourrie par la transparence et la confiance. La blockchain, cette chaîne de blocs inviolable, est le sol fertile qui permet à la finance durable de s’épanouir. Elle garantit la traçabilité des flux financiers, élimine les intermédiaires superflus et ouvre la voie à une gouvernance partagée. La finance durable, elle, s’attache à investir dans des projets qui respectent l’environnement, favorisent l’inclusion sociale et soutiennent une économie circulaire. Elle ne se contente pas de générer du profit, elle cherche à régénérer les ressources, à réparer les déséquilibres. Concrètement, cela signifie : Des investissements verts : financement de projets d’énergie renouvelable, d’agriculture biologique, ou de gestion durable des forêts. Des mécanismes de transparence : grâce à la blockchain, chaque euro investi est tracé, chaque impact mesuré. Une participation démocratique : les communautés peuvent décider collectivement des projets à soutenir via des DAO (organisations autonomes décentralisées). Le Web 3.0 est-il un bon investissement ? Le Web3, souvent perçu comme une utopie technologique, est-il réellement un levier d’investissement viable ? La réponse est nuancée, mais pleine d’espoir. Le Web3 repose sur des principes décentralisés : les données ne sont plus détenues par quelques géants, mais réparties entre les utilisateurs. Cette décentralisation ouvre la porte à une nouvelle économie numérique, plus équitable et plus résiliente. Pour un investisseur, cela signifie : Diversification des actifs : cryptomonnaies, tokens non fongibles (NFT), et autres actifs numériques. Accès à des projets innovants : plateformes décentralisées, finance décentralisée (DeFi), et applications régénératives. Risques maîtrisés par la transparence : la blockchain permet de vérifier chaque transaction, réduisant les fraudes. Cependant, il faut garder en tête que le Web3 est encore jeune. La volatilité est forte, la réglementation incertaine. Il est donc crucial d’adopter une stratégie prudente, en s’appuyant sur des projets solides et des partenaires de confiance. Finance régénérative et Web3 : une alliance pour un futur durable Dans ce paysage en mutation, la finance régénérative et web3 s’impose comme une réponse innovante aux défis actuels. Elle combine la puissance technologique du Web3 avec les valeurs profondes de la finance régénérative. Cette alliance permet de : Créer des écosystèmes économiques circulaires où les ressources sont utilisées de manière responsable. Valoriser les externalités positives : par exemple, un projet qui plante des arbres peut émettre des tokens représentant cette action, échangeables sur une plateforme décentralisée. Impliquer les parties prenantes : les investisseurs, les communautés locales, les ONG, tous participent à la gouvernance et au suivi des projets. Prenons l’exemple d’une PME qui souhaite réduire son empreinte carbone. Grâce à une plateforme Web3, elle peut financer un projet de reforestation, suivre en temps réel la croissance des arbres via des capteurs IoT, et recevoir des certificats numériques garantissant l’impact réel. Ces certificats peuvent ensuite être échangés ou valorisés, créant ainsi un cercle vertueux. Comment intégrer la finance régénérative dans votre stratégie d’entreprise ? Adopter la finance régénérative n’est pas une simple tendance, c’est un engagement profond. Voici quelques étapes concrètes pour intégrer cette approche dans votre organisation : Évaluer votre impact actuel : mesurer votre empreinte sociale, environnementale et économique. Définir des objectifs clairs : réduction des émissions, inclusion sociale, gestion durable des ressources. Choisir des partenaires technologiques : plateformes blockchain, experts en finance durable. Mettre en place des indicateurs de suivi : transparence et traçabilité grâce à la blockchain. Communiquer avec vos parties prenantes : clients, fournisseurs, collaborateurs, investisseurs. Cette démarche permet non seulement de répondre aux attentes croissantes en matière de responsabilité, mais aussi de créer de la valeur durable. Elle ouvre la voie à une comptabilité régénérative, où la richesse se mesure au-delà du simple profit financier. Vers une comptabilité régénérative : un nouveau paradigme La comptabilité traditionnelle a longtemps été centrée sur le bilan financier. Aujourd’hui, il est temps d’élargir ce regard. La comptabilité régénérative intègre les impacts sociaux et environnementaux, offrant une vision holistique de la performance. Cette approche repose sur : La mesure des externalités positives et négatives. L’intégration des critères ESG (environnementaux, sociaux, de gouvernance). L’utilisation d’outils numériques avancés pour collecter et analyser les données. Pour les cabinets comptables, les PME et les grandes entreprises, cela représente une opportunité unique de se positionner en leaders de la durabilité. En adoptant ces pratiques, vous contribuez à une économie plus juste, plus résiliente, et surtout, plus humaine. La finance régénérative et le Web3 ne sont pas de simples concepts abstraits. Ils incarnent une promesse - celle d’un avenir où la technologie sert la vie, où chaque transaction est un acte de soin. En explorant ces territoires, vous devenez acteur d’un changement profond, porteur d’espoir et de renouveau. Osez franchir le pas, et laissez la finance durable et blockchain guider votre chemin vers un monde meilleur.

  • L’origine de la comptabilité : une histoire oubliée de liens, de terre et de sacré

    Auteur : Charles Judes Juillet 2026 Lorsque l’on prononce le mot « comptabilité », l’esprit moderne visualise instantanément des tableurs Excel austères, des lignes de chiffres anonymes et des bilans financiers déconnectés de la réalité physique. Nous avons fait de la comptabilité la servante exclusive de l’accumulation capitaliste. Pourtant, en grattant le vernis de la modernité, l’anthropologie et l’histoire nous révèlent une tout autre réalité : à l'origine, compter était un acte de soin, une manière de tisser des liens et de maintenir l'équilibre du monde. Pour refonder une permacomptabilité capable de répondre aux crises de notre siècle, il est urgent de plonger dans l'archéologie de notre rapport à la mesure. 1. La Mésopotamie et l'invention du chiffre : Consigner la dette, protéger le commun L'histoire officielle nous rappelle souvent que l'écriture est née en Mésopotamie, vers 3300 avant J.-C., pour des besoins... comptables. Les premières tablettes d'argile en écriture cunéiforme ne contiennent pas de poèmes, mais des inventaires de grains, de bétail et de jarres d'huile. Mais qu'est-ce que cela signifie philosophiquement ? Dans une société qui se sédentarise et invente l'agriculture, l'écriture comptable naît pour pallier les limites de la mémoire humaine. Consigner un flux, ce n'était pas chercher à maximiser un profit individuel, c'était sceller un pacte de confiance. Le fameux Cube d’Uta-Napishtim (le pendant mésopotamien de l'arche du Déluge) rappelle cette quête de structure face au chaos : la comptabilité était une architecture de résilience. Elle servait à mesurer les réserves pour s'assurer que la communauté survivrait à la prochaine sécheresse. Le chiffre était un rempart contre le vide. 2. L'anthropologie du don : Quand le lien social était la seule monnaie Si l'on quitte le berceau de l'écriture pour observer les sociétés de tradition orale, l'anthropologue Marcel Mauss nous montre que l'économie humaine a longtemps reposé sur la triple obligation : donner, recevoir, rendre. Dans des systèmes comme le Potlatch des peuples autochtones d'Amérique du Nord ou la Kula des îles de Mélanésie, la richesse ne se mesurait pas à ce que l'on stockait, mais à ce que l'on était capable de faire circuler. Plus un chef distribuait ses biens, plus son prestige grandissait. Dans ce contexte, la « comptabilité » n'était pas inscrite sur du papier, mais gravée dans les relations humaines. Le grand livre des comptes était invisible : c'était la mémoire des dettes de gratitude, des alliances politiques et de la paix sociale. Des objets-mémoires, comme le Tjurunga des Aborigènes d'Australie, n'étaient pas des titres de propriété marchands, mais des archives vivantes attestant de la responsabilité d'un clan envers son territoire et ses ancêtres. 3. Le grand livre de la Terre : La limite comme condition de liberté La plus grande erreur de la comptabilité moderne (la méthode en partie double née à la Renaissance) est d'avoir postulé que la Nature était infinie et gratuite. Elle ne comptabilise que ce qui a une valeur marchande. Un arbre debout ne vaut rien ; abattu, il devient un actif. Les savoirs indigènes et les technologies traditionnelles ont toujours su l'inverse. Prenez la Foggara, ce système millénaire d'irrigation dans les milieux arides du Sahara. L'eau y est répartie de manière mathématique et transparente par un peigne répartiteur (la Kesria). Les utilisateurs mesurent le flux au goutte-à-goutte, non pas pour s'enrichir, mais parce qu'ils connaissent la limite stricte de la nappe phréatique. Ici, la comptabilité est une éthique de la « juste part ». Elle s'articule avec des concepts comme le Hima au Moyen-Orient — des zones sanctuaires volontairement mises au repos pour permettre à la biodiversité de se régénérer. Les anciens comptaient le temps de repos de la Terre, car ils savaient qu'une dette envers le capital biologique se paie toujours par l'effondrement de la tribu. 4. Vers la Permacomptabilité : Réactiver les protocoles du vivant Philosophiquement, la comptabilité n'est jamais neutre. Elle est le miroir des valeurs d'une civilisation. Si nous ne comptons que les euros, nous ne protègerons que les euros. La permacomptabilité propose un retour aux sources anthropologiques de la mesure. Elle intègre de nouveaux repères inspirés de ces sagesses anciennes : L’Axe du Ciel (Le Sens) : Réintroduire l'intentionnalité profonde de nos projets (l'Orbei mongol) et la responsabilité de nos impacts à long terme (le Karma). L’Axe du Lien (Le Cœur) : Valoriser la réciprocité radicale (l'Ayni des Andes) et la vibration du corps social (la Roue à Carillon). L’Axe du Sol (La Structure) : Respecter les limites physiques de la biosphère et planifier la régénération des écosystèmes. Conclusion : Réenchanter le chiffre L'origine de la comptabilité n'est pas financière ; elle est relationnelle, écologique et sacrée. Elle est née du besoin viscéral de l'être humain de s'assurer que ses actions s'inscrivent harmonieusement dans le grand tissu du vivant. En reconnectant nos outils de gestion modernes aux sagesses indigènes et anciennes, nous ne faisons pas un pas en arrière. Nous réactivons le code source de la durabilité. Il est temps de rouvrir le Grand Livre du Vivant et de réapprendre à compter ce qui compte vraiment. Et vous, quels sont les "invisibles" que vous aimeriez voir apparaître dans la comptabilité de votre organisation ou de votre éco-lieu ?

  • Créer une richesse régénérative durable pour un avenir équilibré

    L’idée de richesse dépasse aujourd’hui la simple accumulation de biens ou d’argent. Elle s’étend à la capacité de nourrir la vie, de restaurer les écosystèmes, et de bâtir des entreprises qui durent sans épuiser la planète. Créer une richesse régénérative durable, c’est imaginer un modèle où la croissance économique rime avec respect de l’environnement et bien-être social. Dans cet article, je vous invite à explorer comment cette richesse peut se construire, s’évaluer et se valoriser. Je partagerai des pistes concrètes, des exemples et des outils pour vous accompagner dans cette démarche. Comprendre la richesse régénérative durable La richesse régénérative ne se limite pas à la finance. Elle englobe plusieurs dimensions : Écologique : restaurer les sols, préserver la biodiversité, réduire les déchets. Sociale : créer des emplois durables, renforcer les communautés, favoriser l’équité. Économique : générer des profits tout en investissant dans la durabilité. Cette approche invite à repenser la valeur. Par exemple, une entreprise qui plante des arbres pour compenser ses émissions crée une richesse écologique. Une autre qui forme ses employés à des compétences durables construit une richesse sociale. L’enjeu est de mesurer ces richesses autrement que par le seul chiffre d’affaires. C’est là qu’intervient la comptabilité régénérative, un outil qui permet d’évaluer l’impact global d’une organisation. La comptabilité régénérative pour piloter la richesse durable La comptabilité traditionnelle se concentre sur les flux financiers. La comptabilité régénérative, elle, intègre les impacts environnementaux et sociaux. Elle aide à : Mesurer les ressources naturelles utilisées et restaurées Évaluer les contributions sociales Suivre la performance économique dans une logique durable Un exemple concret est le service proposé par DesignPermacomptable (DPC), qui accompagne les entreprises à mesurer et valoriser leur richesse au-delà du profit financier. DPC propose une méthode claire pour intégrer ces dimensions dans les bilans comptables. Cela permet aux dirigeants de prendre des décisions éclairées, qui favorisent une croissance équilibrée. Cette approche transforme la comptabilité en un levier stratégique pour créer un impact positif durable. Comment intégrer la richesse régénérative dans votre entreprise Pour bâtir une richesse régénérative durable, il faut agir sur plusieurs leviers : Réduire l’empreinte écologique : optimiser les ressources, limiter les déchets, favoriser l’économie circulaire. Investir dans le capital humain : former, impliquer, valoriser les collaborateurs. Collaborer avec les parties prenantes : clients, fournisseurs, collectivités locales. Adopter des outils adaptés : logiciels de suivi, indicateurs de performance extra-financière. Par exemple, une PME peut utiliser des outils comme ceux proposés par DPC pour suivre ses impacts et ajuster ses pratiques. Cela permet de créer une dynamique vertueuse, où chaque action contribue à la régénération. L’objectif est de ne pas seulement consommer, mais de produire de la valeur qui se renouvelle. C’est un cercle vertueux où la richesse créée nourrit la planète et les hommes. Les bénéfices concrets d’une richesse régénérative Adopter cette démarche apporte plusieurs avantages : Résilience accrue face aux crises environnementales et économiques. Meilleure image auprès des clients et partenaires sensibles à la durabilité. Attraction et fidélisation des talents qui cherchent du sens dans leur travail. Optimisation des coûts grâce à une gestion plus responsable des ressources. Ces bénéfices ne sont pas théoriques. De nombreuses entreprises en France et ailleurs témoignent d’une amélioration de leur performance globale en intégrant la richesse régénérative. Cela montre que la durabilité n’est pas un frein, mais un moteur de croissance équilibrée. Passer à l’action pour créer une richesse régénérative Pour commencer, voici quelques étapes simples : Évaluer votre impact actuel avec des outils adaptés. Fixer des objectifs clairs en matière d’environnement et de social. Former vos équipes à ces enjeux. Mettre en place un suivi régulier avec des indicateurs précis. Communiquer vos progrès pour renforcer la confiance. Utiliser un service comme DesignPermacomptable peut vous guider dans cette transformation. Leur expertise en comptabilité régénérative vous aide à structurer votre démarche et à valoriser vos efforts. Une vision d’avenir : vers une richesse régénérative Créer une richesse régénérative durable est un chemin exigeant, mais porteur d’espoir. C’est une invitation à bâtir un futur où l’économie soutient la vie, où chaque entreprise devient un acteur de la régénération. La richesse ne se mesure plus seulement en euros. Elle se lit dans la santé des sols, la force des communautés, la pérennité des entreprises. En adoptant une comptabilité régénérative et en intégrant ces valeurs dans votre stratégie, vous contribuez à un monde plus juste et durable. N’attendez plus pour créer une richesse régénérative qui fait sens. C’est un pas vers un avenir où prospérité rime avec responsabilité.

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