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- La permaculture : une éthique de la culture pour sauver la nature ... et l'homme
De plus en plus, de nombreuses voix s’élèvent en faveur d’une vie plus simple, moins guidée par le besoin de consommer, et plus proche de la nature. Un nouveau paradigme auquel répond l’ensemble des techniques de permaculture. Mais au fait, la permaculture, qu’est-ce que c’est, et à quoi sert-elle ? Dans un monde de plus en plus menacé par l’action de l’homme sur son environnement, nous avons jugé nécessaire de répondre aux questions des internautes sur ce mode de culture enfin respectueux de la planète… à l’image de cette paysannerie de jadis, bien loin d’être arriérée. CULTURE + PERMANENT = PERMACULTURE Philosophie de vie, concept agronomique, nouveau paradigme écologique, science de conception, la permaculture est une notion riche de sens et de valeurs. Le concept de permaculture est loin d’être neuf. On le voit apparaître pour la première fois au début du XXe siècle, sous le nom de culture permanente. Mais c’est seulement en 1978 que Bill Mollison et David Holmgren , les fondateurs de la théorie, utilisent le terme « permaculture » dans leur ouvrage Permaculture One . Ainsi, derrière la notion de permaculture, on trouve toutes les idées et les techniques conduisant l’homme à vivre en harmonie avec la nature . Il ne s’agit pas seulement de méthodes de jardinage bio : travailler la terre selon les préceptes de la permaculture, c’est entrer en résonance avec elle, respecter ses rythmes et ses besoins. Sans chercher à en retirer un profit déraisonnable. Car il ne s’agit pas seulement de diversifier les plantations ou de supprimer les pesticides. La permaculture définit non seulement une façon de cultiver la terre , mais aussi de penser l’habitat humain dans son environnement. LA PERMACULTURE, OU LA DÉCROISSANCE SANS SOUFFRANCE Diversifier les cultures, laisser un temps de repos à chaque parcelle, réfléchir au meilleur agencement pour préserver les hommes et la terre… Pour reprendre pied dans la nature ? Selon Bill Mollison, « la permaculture est une démarche de conception éthique visant à construire des habitats humains durables en imitant le fonctionnement de la nature ». Ce qui ne signifie pas renoncer à tout confort au nom d’une doctrine écologique. La permaculture est fréquemment victime d’idées reçues. On associe le concept à la néo-bobo-écologie, aux communautés autonomes au fin fond du Vercors, et à un « babacoolisme » rejetant sans concession les apports du XXIe siècle. En réalité, il s’agit surtout de vivre en bonne intelligence avec la nature . Et le mot « intelligence » prend ici tout son poids. À Nort-sur-Erdre, en Pays de la Loire, on apprend les fondements de la permaculture à la Rigole. Julien et Judith n’ont de cesse de dégoupiller les fausses croyances autour de la permaculture. En montrant comment créer des buttes de jardinage, et comment cultiver à grande échelle , mais aussi en assurant une formation passionnante en « design » d’espace . L’idée ? Trouver la meilleure façon d’exploiter un espace naturel, sans violence, mais en économisant au maximum l’énergie. Y compris celle du jardinier ! « La permaculture, c’est une démarche, une philosophie . Le but est de prendre soin de la nature, des Hommes et de partager équitablement. » Les principes de la permaculture concernent ainsi tous les domaines de la vie humaine. De la production de nourriture à la construction de l’habitat , le développement de technologies… ou le fonctionnement de notre monde économique. IDÉALISME ET RENTABILITÉ Selon les très sérieuses recherches de l’INRA, la permaculture offrirait une alternative performante à l’agriculture intensive. Autre attaque fréquemment adressée aux chantres de la permaculture, son manque de connexion avec la « dure réalité ». La permaculture serait non seulement incapable de nourrir les milliards d’individus naissant et vivant sur la Terre, mais elle pourrait remettre en cause les fragiles équilibres agroéconomiques. Une idée battue en brèche, notamment par l’INRA. L’Institut national de la recherche agronomique a démontré en 2016 qu’une exploitation de taille modeste (1000 m² seulement) pouvait dégager un revenu mensuel net compris entre 900 et 1570 €. Tout en suivant les préceptes de la permaculture . Voir l'étude complète ici . Les chercheurs ne cessent de démontrer les bienfaits de ce type d’agriculture. La polyculture, notamment, offrirait un meilleur rendement que nos exploitations intensives en monoculture . La recherche de la biodiversité en agriculture n’est donc pas seulement une idée noble. C’est un système qui fonctionne ! LA PERMACULTURE, UNE RÉVOLUTION URBAINE SILENCIEUSE L’agriculture permanente offre également un moyen de subvenir efficacement et écologiquement aux besoins des citadins. D’aucuns pourraient penser que la permaculture concerne avant tout le milieu des agriculteurs. Toutefois, si une révolution permaculturelle s’impose dans nos campagnes pour mettre fin à l’extinction des espèces animales et végétales et la pollution de nos ressources naturelles, le concept a de quoi prendre racine place dans nos villes. D’abord, à l’image de la petite ville de Totnes en Angleterre , en valorisant l’économie locale . Vivre selon les principes de la permaculture, c’est aussi mettre fin à notre dépendance au pétrole. Il faut donc revoir ses modes de consommation en privilégiant tout ce qui est produit près de chez soi. On valorise dans cette logique toutes les entreprises locales, et notamment les initiatives écologiques. C’est aussi en ville que l’on peut renouer avec le plaisir du produire sain et du jardiner ensemble. Les espaces naturels communautaires permettent aux habitants de récolter fruits et légumes gratuits , garantis bio. Certaines oasis réussissent à fonder des fermes urbaines collaboratives qui apprenent aux citadins à renouer avec la terre. Création de lien par le biais de cours de yoga, ou au fil de rencontres dans un café associatif ... Ces initiatives sont en total accord avec les enseignements de la permaculture, puisque celle-ci prône le retour au vivre ensemble, dans le respect des modes de vie de chacun.
- Comment mobiliser nos capacités créatives pour concevoir une comptabilité reflet des éco-systèmes ?
En tant qu'ancien expert-comptable, je vous le confirme, nous parlons souvent de comptabilité en terme de finalité spéculative dans nos organisations. Rarement nous tiendrons compte du fait qu'il peut aussi s'agir d'un outil de gestion pouvant amener notre vision stratégique à des actions de préservation des services éco-systémiques naturels et humains. Dans un but de maintien de notre bien commun, et pour les générations futures, il semblerait que cela devrait pourtant couler de source. Cependant, d'un point de vue environnemental et social, sont souvent évoqués aujourd'hui la mise en place d'outils de modélisation d'impact. Sur ce point précis, nous retiendrons que minimiser son impact c'est "faire moins mal" , mais maximiser les services éco-systémiques à l'aide d'actions de maintien de la planète et de l'homme, c'est "faire mieux" ! On le sait désormais, seule la recherche de points d'équilibre (services de l'homme envers la nature, et services de la nature envers l'homme) permettra à l'humanité de survivre, tout en visant l'abondance . Nous ne faisons qu'un, et la nature sera généreuse avec l'homme s'il apprend à prendre soin d'elle ! L'objectif comptable de l'humanité : donner à Van Gogh les moyens de peindre sans chercher à valoriser pour autant son art inestimable !! Comment mettre en action un changement concret de paradigme dans nos organisations, vers des stratégies intégratives et bio-inspirées ? Voici quelques axes de solutions : 1/ Mieux comprendre les équilibres éco-systémiques d'un territoire donné à l'aide d'un pré-cadrage (étude de résilience) ; 2/ Mesurer l'efficience énergétique de ce territoire, et sa résilience en terme de capacité (ressources notamment) ; 3/ Mettre en avant des trajectoires possibles fonction des enjeux cernés (cahier des charges) ; 4/ Travailler en consortium sur les objectifs prioritaires des acteurs économiques du territoire donné pour permettre de sous-tendre à une gestion saine et équilibrée (intégration des enjeux nature et homme dans la stratégie des organisations humaines / raison d'être évolutive) ; 5/ Mettre en place une comptabilité environnementale chez les acteurs du territoire donné (suivi de l'équilibre des indicateurs éco-systémiques pour permettre une autogouvernance et une plénitude des organisations), ex : comptabilité CARE TDL. Comme vous le dira votre comptable, c'est toujours bien de s'aligner au mieux sur son business plan pour réussir son entreprise. Et heureusement, la compta est là pour ça ! Le cahier des charges de DESiGN PermaComptable consiste à vous accompagner vers des stratégies à impact fort tout en visant l'équilibre de votre modèle économique, selon des scénarii régénératifs souhaitables, et équilibrés avec notre cher territoire breton. Oserez-vous tenter l'expérience ? Pour plus d'information sur la démarche en cours, et si vous souhaitez soutenir les initiatives de DESiGN PermaComptable, n'hésitez pas à me contacter : www.designpermacomptable.com
- Approche multi-capitaux, ou oser changer le mode de représentation de nos organisations
La musique n'est pas dans le violon Au vu des enjeux, il apparaît aujourd'hui comme évident pour nos organisations humaines d'aller sur une approche multi-capitaux. Nous constatons que l'approche actuelle, régie par le seul et unique capital financier, entraîne une irrémédiable dégradation de nos écosystèmes naturel et humain. Cela n'est pas sans entraîner de multiples effondrements systémiques : biodiversité, burn-out, approvisionnement alimentaire, climat ... Sans cette mise en perspective, nous sommes comme aveugles à la réalité profonde que nous vivons. Nous continuons à attribuer les menaces que nous vivons à des externalités, en oubliant le caractère de notre profonde responsabilité. Aujourd'hui dans son mode de représentation, la comptabilité est un outil financier. Nous ignorons dès lors les changements qui pourraient vraiment avoir de l'importance. Avec le multi-capital, la comptabilité adopte une finalité de compréhension du "tout" et de recherche des équilibres éco-systémiques. Dans notre bulle, confortablement ancrés dans notre " technosphère " (terme de Humberto Maturana), nous pensons que seule la technologie va résoudre les problèmes ... Cette volonté de contrôler un environnement complexe m'amène à vous poser, lecteurs, les questions suivantes : Selon vous, la technologie est-elle la seule alternative pour respecter le monde naturel ? Quelle finalité pour la technologie : mettre en lumière ou effacer la réalité ? Comment vos organisations réfléchissent au vivre ensemble avec les organismes vivants (humains et non-humains) ? "La musique n'est pas dans le violon. elle est en nous et nous apprenons lentement et progressivement à en jouer." (Peter Senge) Le temps est venu de redonner du sens aux chiffres La mise en place d'un approche multi-capitaux est préconisée dans la conception ou dans la redéfinition de nos modèles d'organisations humaines actuels. Elle nécessite de prendre le temps de comprendre les points d'équilibre essentiels entre les actions de nos organisations et la réalité des écosystèmes : tenir compte de la capacité des écosystèmes pour leur permettre de continuer à fournir des services efficients (eau douce, alimentation, photosynthèse, formation des sols, santé mentale et physique, etc.). Grâce aux savoirs ancestraux, nous savons qu'intégrer dans nos visions stratégiques la prise en compte d'actions de maintien de ces capitaux éco-systémiques, amènera nos organisations vers toujours plus d'abondance (indigenous and susty accounting, diversity accounting). L'abondance sera naturelle, humaine et économique. Commençons par cultiver notre capacité à réfléchir ensemble à la manière dont nous sommes arrivés dans la situation actuelle et à ce qui compte vraiment. Ce travail demande un effort individuel et collectif mais c'est un travail essentiel et réalisable. Chacune de nos organisations peut être un exemple dans le cadre de la transition sociétale en cours. DESiGN PermaComptable reste à votre disposition pour en échanger et proposera prochainement à Ploërmel des évènements réflexifs à destination des entrepreneurs autour des multi-capitaux. "Compter pour CEux qui comptent VRAIment" (DESiGN PermaComptable) Merci pour vos retours !
- Et vous, de quelle utopie rêvez-vous ?
Thomas More en 1516 dénonçait dans son ouvrage 'Utopie' les politiques absurdes, les hommes privant les paysans des terres communes, les lois trop nombreuses et les injustices, la folie humaine pour l'or et pour l'argent "qui n'ont aucune vertu", ... cette version humaniste paraissait prendre en compte certains enjeux de premier ressort tels que les enjeux humains et de responsabilité comportementale (savoir-être). Parmi les premiers, sinon le premier à théoriser le fait que l'on peut mettre la science au service du bien-être matériel de l'humanité, Francis Bacon parlait dans son utopie de 1622 'La Nouvelle Atlantide' d'éléments plus qu'avant-gardistes : production de nouveaux matériaux et de métaux artificiels, réfrigération et conservation, désalinisation de l'eau de mer, médecine et prolongation de la vie, création d'espèces nouvelles, composts et sols pour rendre la terre plus féconde, plante qui croissent et portent des fruits plus vite qu'il ne leur est naturel, arts mécaniques et machines pour accroître la force des vents, engins de guerre puissants, mais aussi lasers, microscopes, sous-marins, possibilité d'une certaine mesure de voler dans les airs, téléphonie, agroalimentaire contemporain : imitations de saveurs, etc. Avec Bacon, les utopies humanistes ont donc commencé à se transformer en utopies de moyens : rêve d'utiliser la machine pour rendre le monde plus "parfait" ... Avec le recul actuel des téléscopes, notre vision en devenir du macroscope (complexe), la microscopie, nous sommes maintenant amenés à réfléchir à ce nous ne devons pas oublier : les limites physiques et sociales de notre utopie. Nous pouvons dès lors affirmer aujourd'hui que la technologie doit bien être vue comme un moyen et non une finalité . Dès lors, attention à tous ceux qui nous promettent un avenir meilleur basé sur la seule et unique technologie. Et vous, de quelle utopie rêvez-vous ? Au même titre que les non-humains, l'homme (à différencier de la machine) doit être respecté dans cette transition sociétale qui nous anime aujourd'hui : nous avons des solutions aujourd'hui pour concevoir des systèmes viables et péreins en tenant compte de l'ensemble des parties. Le DESiGN PermaComptable suit la méthodologie complète et approuvée de la permaculture, pour viser la conception d'organisations humaines efficientes, et respectueuses des écosystèmes humain et non-humains. Plus d'informations, contactez-nous : www.designpermacomptable.com (source : Le Bonheur était pour demain de Philippe Bihouix - édition Anthropocène 04.2019)
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